Manifester et faire corps pour revendiquer nos droits
Genre et espace public : nous ne sommes pas égale-x-s !

Qui manifeste ? Qui documente ? Qui prend les images et que racontent-elles ?
L’expérience de manifester, de descendre dans la rue pour revendiquer des droits, dénoncer des inégalités et réclamer justice, est une expérience physique intense, collective et politique. Faire corps, bouger, occuper l’espace public n’est jamais anodin, surtout en tant que femme ou personne en minorité de genre.
J’ai participé à de nombreuses manifestations dans ma vie et cette émotion est quelque chose d’unique. Je reste cependant frustrée par les images qui en résultent, elles ne traduisent pas mon émotion ni l’effort, la durée, le mouvement, l’acte physique collectif qu’est la manifestation.
(Image : Slutwalk Genève, 2012)
Un projet collectif et expérimental :
Je souhaite produire une empreinte plus proche de la réalité de la performance de la manifestation. Plus fidèle du mouvement et des émotions partagées. Une œuvre collective et expérimentale.
Les images sont créées grâce à un procédé photographique sommaire : du papier photosensible est placé dans une canette en alu percée d’un trou. Le papier réagit à la lumière et enregistre les mouvements du soleil dans l’appareil. C’est un sténopé. Ce procédé permet une prise d’image sur une longue durée, et de conserver une empreinte du mouvement.


Comment participer ?
Contactez l’artiste ou suivez les appels via la newsletter ou les réseaux sociaux, et retrouvez-là au départ des événements.
Des canettes photographiques sont à disposition avec un mode d’emploi, à transporter pendant la manifestation, puis à ramener à l’artiste à la fin du parcours. (Possible de me contacter par la suite aussi, par mail ou sur Instagram). Il suffit d’accrocher la boîte à un sac, d’enlever l’obturateur, et le soleil fait le reste !
Vous pouvez taguer le projet sur Instagram (@protest_pinhole).
L’ensemble des images produiront l’empreinte collective de notre mouvement !
Atelier à Photo Elysée le 8 mars 2026
Photo Elysée, le mudac et le MCBA proposent un programme spécifique pour célébrer la Journée internationale de la lutte pour les droits des femmes.

Dans le cadre du projet en cours « Protest », l’artiste Stéphanie Probst propose un atelier d’initiation à la technique du sténopé et du labo photo. Lors du workshop, les participante·x·s découvriront le processus de travail de l’artiste et pourront expérimenter la photographie argentique en chambre noire à partir de canettes en aluminium, papier photo et trou d’épingle.
A l’issue de l’atelier chaque personne aura fabriqué un ou plusieurs appareils pour capturer la trace du mouvement de la manifestation du 8 mars. Les boîtes sont ensuite récoltées par l’artiste qui les développera et les transmettra aux participante·x·s par voie électronique. Les images originales intégrerons l’archive collective du projet « protest ».